Parfois des gens écrivent des choses sur votre musique. Voici ce que j'ai trouvé !
Maintenant qu'on a bien rigolé avec la coupe du monde de football, maintenant
que la pression est quelque peu retombée, maintenant qu'on a enfin réussi à
enfermer un Goob légèrement envahissant dans sa
caisse, maintenant que tous nos collègues sont partis en vacances ; oui,
maintenant on va pouvoir franchement se détendre ... et quoi de mieux pour ça
que l'excellent premier album de Luis Francesco
Arena ?
dragons
Pas qu'on soit spécialement précurseurs sur ce coup là,
l'album date de 2005, mais il faut dire qu'il convient particulièrement bien
aux fortes chaleurs et autres envies irrépressibles de siestes à l'ombre sur
pelouse molle ... sans oublier la petite brise qui caresse doucement la nuque.
Tout à fait l'idée qu'on se fait d'un album estival. On imagine d'ailleurs
très bien le jeune homme assis calmement sous un arbre à fredonner ses
ballades acoustiques ... et on s'imagine aussi très bien allongé un peu plus
loin un verre de rosé à la main, comateux, rêveurs ... on imagine et il se
trouve qu'on est loin d'être les seuls car si les histoires de Luis Francesco Arena penchent plutôt du côté triste
(mention spéciale aux embryons perdus de "Fair exposure"), ce dernier sait
suffisamment bien s'entourer pour que ses morceaux s'évadent nettement et
efficacement du quotidien. « Some have lost the key » on
n'en doute pas mais avec ses dragons, ses sirènes, ses étoiles comme moyen de
locomotion, ses nains et ses chevaux volants, on ne peut pas dire que notre
homme en fasse partie. Il se forge là un monde unique et précieux, et ce n'est
pas ce qui nous attire le moins.
sensibilité
Côté musique, vous l'aurez sans doute remarqué, c'est en
anglais et sans complexes que se lance la jeune génération d'artistes français
(la new nouvelle scène française ?). Et des complexes
Luis Francesco Arena aurait tort d'en avoir
puisqu'il nous livre ici un album intimiste et lumineux, rivalisant sans peine
avec les meilleurs faiseurs étrangers. Un timbre de voix à la Tom McRae ou Ben
Christophers ("Ashtray boy" très Ben
Christophers de façon générale), des mélodies qui font mouche
("Waterlilies & creatures"), des guitares souvent seules mais éclairées
(évitant judicieusement le jeu minimalo-chiant) au point qu'on n'est pas loin
de regretter l'intervention du synthé sur un ou deux morceaux ("The dwarf" par
ailleurs très touchant). On ne regrette pas du tout par contre les cordes sur
les superbes "Fair exposure" et "The nation is wrong" ! Les deux moments
forts de l'album qui démontrent un art certain de l'écriture et de
l'interprétation. De fait, "Fair exposure" est non seulement beau
mélodiquement mais possède en outre le refrain brise-c½ur par excellence (pour
peu qu'on laisse s'exprimer un tant soit peu la féminité qui sommeille en nous
bien entendu), d'une intensité et d'une sensibilité assez exceptionnelles.
Quant à "The nation is wrong" que dire si ce n'est « morceau
parfait », le genre de chanson qu'on se passe trois fois de suite
sans fatiguer le moins du monde. Luis Francesco
Arena ose enfin quitter son registre de voix aigu, qu'il maîtrise
bien c'est vrai mais qui peut s'avérer un peu fatigant à la longue, pour un
premier refrain et une fin de deuxième couplet dans les graves ... et ça
change tout ! Ces variations au niveau du chant apportent une bouffée
d'air, une humanité qu'on retrouve moins sur les autres titres. Et je ne vous
parle même pas des arpèges délicates, des cordes douces et grimpantes (si,
si). Et cette voix ! Et ce finish déchirant !!!
évolution
Du coup l'enthousiasme retombe un peu sur les morceaux
suivants, c'est naturel, alors que ceux-ci tiennent plutôt bien la route en
fait ("Care for all" notamment). Seulement comme on le précisait plus haut, le
chant presque exclusivement aigu et un peu affecté lasse un peu à force
d'exploitation et des morceaux peut-être moins engageants font qu'on décroche
légèrement (surtout sur "The sea lion tale"). Pas que ces derniers soient
franchement moins bons mais ils apportent sans doute peu de choses en plus par
rapport aux très bons premiers morceaux. Pris individuellement on pourrait
même à leur sujet s'accuser d'injustice flagrante (les très beaux ch½urs de
"Good bye black tights") mais voila un album reste un album, le voyage est
complet ou il n'est pas (ou peu). Et d'ailleurs, toujours pris
individuellement, "Ordinary flying horse" nous touche paradoxalement nettement
moins que "Good bye black tights" alors que dans l'organisation du récit
justement, dans l'évolution musicale, celui-ci s'impose et nous marque par sa
rupture avec les schémas mélodiques précédents et ses refrains assez
atypiques. Le film se termine ensuite judicieusement sur un "In the vineyards"
très enlevé et enlevant (le synthé passant presque bien), on verrait presque
défiler le générique ...
vacances
On se laisse aller, on pense petit, on voit la détente
champêtre, les arbres et leurs pépins mais n'ayez crainte, tout ceci est
aisément transposable sur plage, sable et parasols, c'est juste un tout petit
peu moins classe avec l'odeur de chair qui brûle pour vous titiller les
narines. Mais bon vous étiez prévenus avant de partir n'est-ce pas. En tout
cas, vous savez quoi mettre dans vos bagages en partant. Et bon début de
vacances ...
... ah, et pendant qu'on y pense, que ceux qui écoutent leurs
disques en mode aléatoire soient brûlés vifs pour hérésie ! C'est
dit !
Surprenant ! Certains ont peut-être croisé la route d'Headcases, groupe au
rock massif, flirtant vers le noisy-pop et le grunge. Parallèlement, le
bassiste Laurent Paradot a monté Gâtechien, un duo basse-batterie plutôt
énervé. Maintenant, c'est au tour de Pierre-Louis François, chanteur et
guitariste de Headcases, de se lancer dans un projet alternatif. Et quel
projet !?
Mettant de côté (pour un temps) la puissance électrique, il ouvre une nouvelle
porte, plus intime, de son moi musical où la combinaison guitare-voix est
avant tout conduite par le sensible. Dès les premières mesures, on se sent
lové par ces notes qu'il égrène simplement, le chant se pose tout aussi
naturellement, douceur et harmonie se font jour. À ceci près que ces
magnifiques morceaux recèlent aussi des affres de mélancolie appuyées par
moments par les présences discrètes mais justes d'un violon et d'un
violoncelle. Derrière ce pseudonyme hispanisant, Luis Francesco Arena livre là
un trésor de pop-folk anglo-saxonne d'autant plus surprenante que le ton,
l'accent ou l'interprétation sonnent justes, une gageure pour un frenchy.
Ce disque est à conseiller aux amateurs des variations vocales emopop de Thom
Yorke ou du blues soulé de Tim Buckley ou encore des arrangements sophistiqués
de Nick Drake. D'autant que ce disque révèle au fur et à mesure de ses
écoutes, un univers bien plus étoffé qu'il n'y paraît.
Un disque décidément surprenant, mais finalement évident car cet album éponyme
ne vient que confirmer les qualités d'écriture et la sensibilité latente du
chanteur de Headcases.
Il arrive à tout être humain normalement constitué de se poser des questions
existentielles, dont l'une des principales est très certainement : que se
passe-t-il lorsque Pierre-Louis, habitué aux frasques électriques noisy, prend
sa voix, ses textes, et attrape une guitare acoustique qui traînait là ?
Réponse : il se meut en un Luis Francesco Arena chanteur de folk-pop.
Waterlilies & Creatures, titre d'ouverture aux fausses allures de conte
merveilleux, révèle immédiatement une délicate qualité d'écriture de la
part d'un chanteur dont la voix gémissante, à défaut de remuer les tripes à
en chercher désespérément tout objet létal à portée de main pour le
retourner contre soi comme celle d'un Elliott Smith, est loin d'être
désagréable. Les paroles sont d'une étrange et troublante beauté, en dépit de
l'apparente légèreté de leurs intitulés. À tel point qu'un album qui
aurait pu paraître répétitif prend une dimension merveilleuse si l'on écoute
les textes. Dans ce recueil se succèdent ainsi fragments issus de
l'imagination mais aussi surtout de la vie de notre auteur. L'amour
parti en cendres d'Ashtray Boy en est l'illustration parfaite ; anodine si
l'oreille est distante et distraite, le superbe de ses paroles en font LA
perle à conserver du disque.
Alors que l'auditeur continue de se faire bercer, les couplets se font plus
abstraits (Fair Exposure). Les pages se tournent lentement au fur et à mesure
que se succèdent les vignettes. C'est lorsque débute The Dawrf que l'on
commence à regretter que la voix du chanteur, sans pour autant être
abominable, loin de là, ne soit pas à la hauteur de cette merveille
d'écriture dont l'accompagnement musical nous fait comprendre que l'on
touche à un moment de grâce. Curieusement, la magie semble s'évaporer
instantanément devant l'extrême platitude de The Nation Is Wrong, indigence
qui tranche radicalement avec ce qui avait été donné d'entendre jusque là.
C'est précisément pendant ces quatre minutes que l'on réalise qu'à de
très rares exceptions près, chant et musique étant très proches d'un morceau
au suivant, l'album ne parvient à garder de fraîcheur que par le (la plupart
du temps très haut) niveau de ses textes.
C'est précisément la raison pour laquelle le disque finit par perdre quelque
peu de sa splendeur. Les chansons sont belles mais ne surprennent plus. La
délectation est toujours présente alors que s'égrènent ces fragments
féeriques, mais elle s'amenuise légèrement (Good Bye Black Tights).
On est pourtant comblé devant le dépouillement de la splendide fin de
l'album. Il se fait de plus en plus difficile de ne pas sombrer alors que le
chanteur se refuse d'achever l'obscure Ordinary Flying Horse. Il serait
tentant de déclarer que le disque se finit de façon parfaite avec un In
Vineyards que l'on est tenté de se repasser immédiatement tant il ne laisse
pas indifférent. Néanmoins ce serait une aberration. En effet, comment ne pas
signaler que si fin parfaite il y a bel et bien, la responsabilité en incombe
à la terrible reprise cachée du morceaux qui avait ouvert le livre, Waterlilies
& Creatures, tout de triste piano et de mélancolie, et qui se suit d'un long
silence de l'auditeur, qui ne peut que rester interdit alors que le recueil
se ferme.
Rockstar (Webzine
italien)
Pierre Louis (vero nome di Arena) rinuncia al proverbiale sciovinismo per
cantare nella più popolare lingua da esportazione. In eff etti, il ragazzo ha
poco dello chansonnier: la sua voce fragile e la sua sensibilità lo avvicinano
più a Nick Drake che ai suoi connazionali. Le sue melodie accarezzano le sei
corde di nylon in brani che, fatti salvi un paio di momenti in cui emergono i
suoi trascorsi rock ('The Nation Is Wrong'), si adagiano su un aggraziato folk
rock che vive i suoi passaggi più intensi in 'Ashtray Boy' e in 'Good Bye
Black Tights'.
Revenons sur cet album éponyme, sorti l'année dernière, qui mérite plus que
jamais qu'on (re)parle de lui : Luis Francesco Arena. Derrière ce pseudo
hispanisant, on trouve un professeur d'anglais: Pierre Louis, chanteur des
Headcases qui, tout au long de son album solo, nous fait partager son jardin
(musical) secret. Compositions et productions très personnelles - cordes
discrètes mais omniprésentes et entêtantes- apportent à l'auditeur une
sensation de bien être et de tranquillité intérieure immédiate. Folk onirique
et apaisante - puisqu'il faut bien ranger un disque dans une case- la musique
de Luis Francesco Arena est hors du temps mais à découvrir instamment pour une
consommation abusive immédiate.
Shortcuts (Magazine)
Pierre-Louis Francois è un musicista francese in congedo temporaneo dalla sua
attività principale, ovvero gli Headcases, band con qualche disco post-rock
alle spalle ma che rientra a pieno titolo fra le realtà indipendenti.
Ribattezzatosi per l'occasione come Luis Francesco Arena, il "cugino"
d'Oltralpe decide di lasciare i compagni di sempre e gareggiare da solo in una
competizione all'insegna del folk e del pop d'autore, stile riconducibile alla
scuola malinconica di Nick Drake (la stessa dalla quale sono usciti di recente
personaggi quali Damien Rice, Tom McRae e Matthew Jay). Il disco dell'esordio
solista, intitolato sobriamente Luis Francesco Arena, è arrangiato in modo
semplice, con una chitarra acustica accompagnata da una sezione d'archi, piano
ed organo: i risultati - particolarmente apprezzabili in The Dwarf, The Nation
Is Wrong, The Sea Lion Tale e In Vineyards (pezzo che chiude l'album) - sono di
tutto rilievo. Lo stile di Pierre è piacevolissimo e confidenziale, mentre la
voce pacata (che si concede in un inglese ineccepibile) ci avvolge col suo
calore. Grazie al nostro artista francese, possiamo tornare a parlare di un pop
da camera rispettabile e per nulla banale, sebbene non ancora convincente
quanto quello dei colleghi citati in precedenza.
Dispenser (Magazine)
Ogni tanto ci vuole il disco acustico. Ci vuole perché uno a volte ha anche
voglia di quel tipo di roba lì, da tenere accesa la sera prima di
addormentarsi. E i dischi acustici non è che non escano, ma soprattutto in
Italia non funzionano tanto perché noi abbiamo un panorama radiofonico
musicalmente molto simile a se stesso, poco differenziato e quindi poco pronto
a mandare della roba che non sia in classifica, che non sia col ritornello
trascinante, che non abbia un intro di batteria capace di far fermare su quella
stazione quelli che stanno scanalando. In ogni caso questo qui si chiama Luis
Francesco Arena, è un americano di origine ispanica che ha fatto un disco
omonimo riflessivo, strappacore quanto basta, cantato più da rocchettaro che fa
un pezzo acustico che non da musicista folk. Ricorda un po certe cose
acustiche dei Pearl Jam o altri gruppi grunge. Waterlilies and Creatures, gigli
d acqua e creature. Luis Francesco Arena. Così comincia il disco. No, fermi,
non riesco a fare gli scherzi, devo dirvi la verità. Questo qui canta come un
americano, si chiama come uno spagnolo, ma è francese.
L'illusion est totale:on croirait un prodige de la scéne folk norvégienne ou
suédoise (dans le genre José Gonzales) et on découvre derrière ce patronime
exotique un songwriter bien de chez nous. La voix est douce,pressante,montant
dans l'émotion chaque fois qu'elle prend la défence de créatures étranges
telles que le nain de Freaks,le cheval volant,le garçon cendrier ou le lion de
mer... A l'instar de Johan Asherton,on sent notre homme nourri des chansons des
plus grands troubadours folk des années 60,mais aussi de la pop anglaise la
plus raffinée.Les arrangements boisés (guitare,violoncelle,une touche d'orgue)
apportent une certaine chaleur à ces chansons souvent mélancoliques,mais jamais
tristes.Un trés beau disque d'automne! (C)
Le jeune homme, artiste dans l'âme, s'était déjà distingué en 2004
sur l'indispensable structure Another Record. Remarqué par le label
parisien Fiat Lux, il se décida à ressortir son premier album folk,
échappatoire sentimentale et réconfortante de son groupe noisy pop Headcases.
Bien décidé à ne pas jouer sous le blaze de Pierre-Louis, il s'inventa un
patronyme hispanisant, histoire de mieux brouiller les pistes d'une
musique qui nous conduit tout droit sur les traces de Tim Buckley ou d'un
autre nom à consonance espagnole, le Suédois Jose Gonzalez. De ses amitiés
noisy, il avait cependant gardé l'essentiel, et c'est un vieux
complice de Gâtechien, projet bien secoué sur Another Record que je vous
recommande au passage, et de Headcases, le bassiste Laurent Paradot qui troqua
sa basse pour les joies du violoncelle. De son chant écorché vif, Luis
Francisco Arena faisait une arme à double tranchant, tantôt il irritait quand
il s'entêtait à déambuler dans les tourments tempétueux d'une acuité
discutable, tantôt il nous proposait des arrangements empruntés, pourquoi pas,
au Gravenhurst des débuts. Après avoir écouté l'essentiel 'Someday We
Will Foresee Obstacles' de Syd Matters et gageant qu'un brin de
sobriété ne lui ferait pas de tort, le jeune homme eut cependant le bon goût de
nous proposer, par moments, des arrangements à la fois simples, beaux et
mélancoliques, histoire sans doute de compenser un chant pas toujours dès plus
heureux. Fin de partie. Dans le grand bal de la folk moderne, Luis Francisco
Arena était un outsider de premier plan, à charge pour lui de transformer
l'essai. Avec des titres comme 'The Sea Lion Tale' ou 'The
Dwarf', il en avait franchement les moyens.
Longueur d'ondes (Magazine france)
De jolis arpèges nous introduisent dans un monde fantastique, construit à
partir d'images a priori insolites et de curieux personnages. Les textes
sensibles sont ainsi truffés d'allégories qui font marcher l'imagination, et
les mots sont libres de se métamorphoser au gré des interprétations. Chaque
pièce mise bout à bout finit par constituer un véritable petit conte enchanté.
Pour interpréter son folk empreint de spleen, le chanteur à la voix rauque
joue exclusivement de la guitare acoustique et des amis accompagnent ses
ballades au violoncelle et violon. Ses compositions ensorcelantes marchent aux
contrastes, de la douceur au ressentiment. Derrière le pseudo, on retrouve
Pierre-Louis, déjà chanteur et guitariste inspiré dans le groupe noisy-rock
Headcases.
Les Inrockuptibles (Magazine france)
Un rockeur débranche le jus et se retrouve à poil: tout beau.
D'Elliot Smith cocufiant le rock exaspéré d' Heatmiser à Troy Von Balthazar
délaissant la violence sombre de chokebore,il y a toujours un coté fascinant
dans ces songwriters se débarassant soudain de leur cuirasse
éléctrique,débranchant le jus pour un folk trop urbain et agité pour toucher
au pastoral.Car l'éléctricité laisse des traces:les gestes restent
nerveux,anxieux,même quand ils caressent une guitare sèche,même quand une
pluie de cordes les pacifie.
Ainsi, Pierre-Louis pratiqua longtemps la pop sous tension avec Headcases
avant d'oser sortir,dans le plus simple appareil,des chansons douces qui
évoquent quelques folks dissipés,de Tim Buckley à Eyeless in Gaza. Premiére
référence "rock" d'un label autrefois spécialisé dans le stricte éléctro,ce
premier album,comme ceux de Piers Faccini,T,Syd Matters ou Dana
Helliot,apporte sa pierre à cette ravissante ambassade que quelques français
décomplexés bâtissent pour le folk psychédélique anglo-américains.
Magic! (Magazine france)
Par ailleurs leader d'un trio de power noisy pop appelé Headcases,
Pierre-Louis François a choisi d'adopter le pseudo à consonance
hispanique de Luis Francesco Arena pour exprimer son versant folk
dans la langue de Keats, Byron et Dylan Thomas. En période d'époque
troublée, comme celle que nous traversons actuellement, et
l'heure où les infos d'un peu partout ne sont plus qu'énumérations
d'horreurs aussi diverses que variées (comme au pire de la fin des
années 1960 et du début de la décennie suivante), se font souvent
sentir des besoins de retour aux sources, de simplicité,
d'apesanteur et de pureté dans le fond et la forme. Si les
anglophones auront le plaisir d'apprécier le ton juste d'une
écriture chargée de poésie, les autres n'en seront pas pour autant
laissés sur la touche. Ils pourront se reposer au creux de douces
mélodies et berceuses, toujours arrangées de manière spartiate de
violons et violoncelles bien tempérés (Fair Exposure, The Nation Is
Wrong), que Pierre-Louis délivre d'une voix de tête qui pourrait
être celle de Thom Yorke en moins écorchée, mais dotée d'un
caractère cristallin à la Rufus Wainwright Une fois passé ces
trois-quarts d'heure en compagnie de Luis Francesco Arena, il y a
fort à parier que les esprits les plus tourmentés y trouveront un
espace de sérénité en suspension, propice à un répit, en tout point
rédempteur.
Pour tout ornement iconographique à ce premier album, les contours épurés d
un arbre frêle et une photo d enfant. Soit d un côté, la contemplation et
de l autre, la nostalgie de l enfance. La grâce et la mélancolie. Ce qui
sied finalement le mieux au genre musical qu arbore le projet Luis
Fransesco Arena. Le folk, tels que l ont perpétué Nick Drake, Ed Harcourt,
Micah P. Hinson et tant d autres, au fil du temps et des générations. Il y
a aussi dans ce premier album une sensibilité rock, du genre à rappeler l
approche stylistique d un Thom Yorke ou d un Eddie Vedder. Car, Luis, c est
avant tout Pierre-Louis, la voix du groupe noisy pop français Headcases.
Entouré, pour son échappée solo, d amis, soit ici et là d une basse, d un
violoncelle, d un violon et d une deuxième guitare. Mais peu importe l
enveloppe car ici tout repose sur une simple dualité voix / six cordes De
celle-ci, émanent lumières en demies teintes, sentiments qui se bousculent
et déclarations d amour en forme de renoncement. C est foncièrement beau,
toujours fin et magnifiquement écorché. Et les (vrais) coups d éclats sont
au rendez-vous : « Ashtray Boy » pour faire chavirer les c urs, « Ordinary
Flying Horse » pour s assoupir les yeux brillants, avant d esquisser un
sourire, régénéré sur « In Vineyards ». Soit bel et bien la magie et la
force d un disque à la construction parfaite, à la fragilité salvatrice et
aux tensions apaisantes. Que le temps, et la contemplation la nôtre, pour
le coup révélera pleinement.
Luis Franscesco Arena est le projet solo de Pierre Louis, leader de la
formation rock Headcases. Ici, les amplis sont rangés et l'émotion prend place.
Dans un environnement teinté de folk et d'ambiances acoustiques, Pierre Louis
use et abuse de sa voix comme pour prendre à partie l'auditeur. Il n'hésite pas
à monter très haut sa voix, à montrer que ses chansons sont le fruit d'une
lutte intérieure.
Luis Francesco Arena réalise une oeuvre en forme d'exutoire, une oeuvre
personnel qui permet d'évacuer un mal sans tenir compte des conséquences. Il
nous réserve ainsi quelques pépites intimistes et fragiles, touchantes et
mélancoliques qu'il faut saisir au vol.
Après un second album avec son très bon groupe les Headcases, Pierre Louis,
le chanteur, s'offre une escapade de luxe et classieuse avec un projet
solo folk de haute tenue : Luis Francesco Arena.
Dans les Headcases on sentait bien que ce garçon avait une belle voix, malgré
les décibels, mais ici avec une guitare acoustique, un violoncelle et
quelques arrangements fins, sa voix montre toute la chaleur et la force
émotionnelle qu'elle possède.
Musicalement on pense forcément à Nick Drake, mais aussi à Devendra Banhart,
Piers Facini, Neal Casal, Joseph Arthur etc...
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, Luis Francesco Arena va
sortir un second album via le label d'habitude électro : Fiat Lux
Records, et ce disque tout comme celui des Headcases sortent en vinyle !
Chouette non ?
Popnews (Webzine france)
Un autre disque pour Another Record. Un autre univers aussi. Spontanément plus
familier a priori, puisqu'il s'agit cette fois d'un album qu'on pourrait, par
un raccourci facile, qualifier de folk. Un folk décharné et désenchanté où se
baladent simplement une guitare acoustique, quelques notes de piano, de violon
ou de violoncelle, d'autres instruments très occasionnellement, et la voix
haut perchée de Pierre Louis, connu par certains pour officier comme leader
des Headcases, lorsqu'il ne débranche pas sa guitare. Une promenade de santé ?
Ça pourrait en être une s'il n'y avait dans le chant cette immédiateté
viscérale, cette propension à surgir dans les moindres recoins d'une chanson
en apparence apaisée. Là où son collègue Jullian Angel excelle à instaurer des
atmosphères, à grand renfort d'ingéniosité synthétique, Luis replace le débat
sur l'homme, de chair et de sang, faillible et imparfait, au centre de
l'expression artistique, et étire ses chansons, dans le dépouillement le plus
volontaire, jusqu'à faire ressentir à son auditeur l'épreuve physique que cela
peut représenter. Sur la corde raide et usée de cette dizaine de titres,
jaillissent de ci de là quelques illuminations mélodiques qui suffisent à
faire de ces morceaux autre chose que des messages de détresse envoyées à
la mer. A l'intérieur de l'emballage de verre, transparent et fissuré, le
papier à lettres a gardé l'éclat que son expéditeur voulait lui donner. A
chacun de savoir ouvrir la bouteille
Les hommes du président (fanzine france)
Belle surprise que ce disque gravé anonyme glissé dans ma poche un soir
pluvieux de novembre.Le lendemain, il faisait beau. A ses heures perdues, Luis
Francesco Arena et il chante pour les charentais d'headcases. Le parti pris de
ce projet est résolument acoustique: une guitare folk, une voix et quelques
touches de violoncelle et de claviers composent un bel ensemble, et déroulent
dix belles chansons qu'on jurerait avoir vu pousser dans le Midwest. Mais
enfin....les Charentes, c'est notre Midwest à nous, non? La production est
impeccable et subtile, économe d'effets et classe (écoutez la 9),et même si
l'on peut parfois regretter que la voix sonne de façon assez similaire au long
de l'album, les chansons de Luis Francesco, dans une lignée "pop folk
atmosphérique" propice à toutes les saisons, sont d'une sacrée trempe.
Chapeau.
T.
Ooh la première chanson vient directement me dessiner la larme à l'oeil. Et il
dessine bien Luis! J'accepte de poser. Lui aussi se met à nu. Voix, guitare, il
raconte les couleurs primaires. Il ose parfois les accentuer aux cordes
frottées, parfois claires parfois sombres. Et pourquoi pas une petite touche
d'instrument drôle et secret? Après tout, on en rigolera bien un jour de tout
ça. D'ailleurs j'aimerais bien qui'il ne me rende pas trop triste, sinon, je ne
vais pas pouvoir tenir la pose, avant de rire reste encore...,et je ne veux
pas, pas devant lui. Je sais qu'il ne le montrerait à personne, mais... Je ne
le montrerai à personne non plus, d'ailleurs. Alors je vais cacher ses chansons
à côté de celles d'Iron + Wine, parmis celles que je n'écoute que tout seul, en
cachette.
Rafff
Une histoire d'amitié... C'est le sentiment que l'on a, en lisant le
petit mot écrit par Luis Francesco Arena et qui accompagne le CD. Je
m'explique mais dissipons déjà un malentendu : nous ne sommes pas en
présence d'un artiste espagnol mais bel et bien de Pierre-Louis,
chanteur des recommandables Français de Headcases. Sans ses amis
musiciens donc, cet album n'aurait sans doute pas vu le jour. Ces
chansons existent grâce à Eric Buelly (guitare et 2e chanteur), Laurent
Paradot (bassiste pour Headcases doublée d'un chanteur yaourt pour
Gatechien), Nathanael (Violon) et Simon (Violoncelliste pour the
Wedding soundtrack), chacun ayant apporté son concours bienveillant
pour donner vie au monde intérieur de Luis Francesco. Comme souvent, en
choisissant un projet plus perso, l'électricité est mise de côté au
profit du tout acoustique. Pierre-Louis peut compter sur sa voix
maîtrisée comme celle d'un Eddie Vedder (Pearl Jam) ou d'un Ed
Kowalczki (Live), plus douce sans doute, donnant aussi un petit côté
Unplugged de Nirvana à l'album. La bio cite Nick Drake, la référence
casse-gueule par excellence. Dur d'oser la comparaison avec un petit
génie mythique depuis sa mort prématurée mais c'est vrai que The nation
is wrong peut commencer à rivaliser. Il est toujours magique de penser
qu' une guitare acoustique, soutenues par des frêles cordes et conduite
par une belle voix , une simple chanson, en définitive et pourtant, ça
y est le miracle se produit : l'émotion jaillit. Ce titre n'est pas un
cas isolé. Cet album contient son lot de moments qui défient la raison. Denis
Z.
Benzine (webzine france)
Luis Franco Arena ou plutôt Pierre Louis (par ailleurs membre
de Headcases) sort son premier album solo sur Another Record. Un
premier disque aux accents folk-rock, basé principalement autour de la
guitare et de la voix de Pierre Louis, autour desquels viennent se
caler quelques cordes pour des arrangements aussi discrets que jolis.
Malgré une voix un peu pénible "genre Pearl Jam" on aura malgré tout de
la sympathie pour ce petit disque innocent (sans jeu de mot) qui devait
ravir les nostalgiques de des concerts unplugged de MTV.
Guitar part (magazine france)
Et dire qu'il y a des poètes pareils qui jouent pour les murs de leur chambre,
parfois pour leur famille, sûrement, et pour les quelques bienheureux qui
laissent tomber leur tympan dans le giron hypnotique de leurs ritournelles
belles à pleurer... Misérable plumitif que je suis (ouh là, j'en fais trop),
comment expliquer ce que Luis Francesco dégage en s'accompagnant simplement
d'une guitare ? Voilà qui me rappelle la voix bouleversante de Tom McRae
lorsque, seul sur une scène plongée dans le noir, il faisait pleurer toute une
salle en entonnant You Cut Your Hair avec une six-cordes métallique. Ou la
force émotionnelle de Thom Yorke chantant True Love Waits en acoustique et
faisant taire un Bercy plein à craquer. Songwriter acharné, Luis Francesco a
pris dix fois le temps d'écrire des airs originaux tous aussi purs les uns que
les autres. Sa voix porte du Ben Christophers et du Michael Stipe (On entend
Nightswimming dans The Dwarf). Quant aux arpèges de guitare, ils sont d'une
finesse désarmante. Le tout étant simplement, mais efficacement produit, je ne
peux dire qu'une chose : chapeau bas Monsieur. Thomas Baltes
En plein dans la promo de son dernier album, Françoise hardy parlait de la
musique mélancolique comme la seule de qualité. LFA songwriter emerite fait
sans doute une musique melancolique. Une guitare acoustique joliment ourlée
d'un violoncelle poliment posté en arrière-garde. En plantant ses histoires LFA
choisi de leur donner corps qu'en transpirant la douleur mais aussi le bonheur
d'expulser. Petit frère de joseph Arthur ou de ed harcourt (ashtray boy) il ne
fait pas semblant de tremper sa plume dans les larmes, car lui comme Françoise
Hardy doit penser que la mélancolie lui permettra de signer un disque de
qualité. La belle Françoise devrait adorer, comme nous d'ailleurs.
Gerald de oliveira